Archives quotidiennes :

L’explosion de la droite par Emmanuel Macron amorce un changement dont ont peut tout attendre, y compris le meilleur !

Ce soir à Versailles, Patrick Buisson livrait aux Eveilleurs d'Espérance son analyse politique du dernier scrutin présidentiel. En voici un aperçu :

C_-CgJJVwAA4WyV"Ils étaient 20 millions à marcher le 7 mai. Vers où ? Vers quoi ? Ça n'a aucune importance, ils sont en "mouvement". C'est le règne du "bougisme", de l'homme interchangeable, de la personne dissoute dans la matière. 2017 aura vu l'apogée des "médiagogue". Pour la 1ère fois TOUS les médias se sont mis au service d'1 candidat". 1984, le roman de Georges Orwell aura vu sa plus brillante adaptation durant cette présidentielle. Avec la télé gouvernance, nous sommes passés des démagogues aux médiagogues. La tyrannie ancienne "s'arrêtait" à l'asservissement des corps. Le travail des adeptes de l'émancipation s'attachent à asservir la pensée. Adrénaline et moraline sont les deux substances que secrète la médiacratie afin de produire du consensus.

L'opération Macron n'a été que la réplique de la construction du mythe Kennedy. JFK deviendra une star planétaire. Il faudra plus de 20 ans pour démonter sa légende alors qu'il avait été élu grâce à l'aide de la mafia. Ce père idéal, ce délicieux époux n'était en réalité qu'un homme gouverné par sa libido, frôlant à 2 reprises une guerre nucléaire. Passivité devant la construction du mur de Berlin, échec du débarquement de la baie des cochons. Une histoire construite par et pour les médias. Il s'agit pour les médias de construire une "love story". Le pouvoir s'exerce de plus en plus dans le cercle de la communication. De quoi Macron est-il le nom ? Le moins de

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Enfin : un élu LR se présente contre NKM

On se souvient que François Fillon avait légué sa circonscription en or à NKM, qui marchandait son ralliement. Comme quoi en politique, le rapport de force à une importance.

Suite au ralliement de NKM à Emmanuel Macron, Jean-Pierre Lecoq, maire Les Républicains du 6e arrondissement de Paris, a annoncé sa candidature dans la 2e circonscription de Paris, où Nathalie Kosciusko-Morizet a été investie. Il compte se présenter "en tant que candidat divers droite". M. Lecoq était investi par LR dans la 11e circonscription de Paris, tenue par le socialiste Pascal Cherki.

En repoussant NKM vers la gauche, M. Lecoq oeuvre en faveur de la recomposition à droite.

Commentaires (2)

M.Lecocq est un chiraquien historique, qui s'était opposé dans les années 80 à Pierre Bas, ancien Maire du 6 eme, qui avait rallié Raymond Barre

Rédigé par : bébert | 16 mai 2017 19:11:57
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Lu, je ne sais plus où, ces dernières minutes: compte tenu des péripéties à rebondissement des campagnes électorales, il n'est pas impossible que, d'ici le jour du vote, Jean-Pierre Lecoq soit officiellement le candidat LR!

Rédigé par : C.B. | 16 mai 2017 19:25:07
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Non, Edouard Philippe n’est pas « de droite » !

Pierre Henri rappelle de manière opportune cette vérité qui, si elle n'est pas criée haut et fort, participe à l'effacement de l'existence d'une vraie différence entre droite et gauche au sens idéologique et philosophique :

"La nomination d’Edouard Philippe, maire LR du Havre, au poste de Premier Ministre a suscité une série de commentaires pavloviens de la part des journalistes : Emmanuel Macron a choisi un homme de droite pour diriger le gouvernement, disent-ils (…), il semble que la véritable question soulevée par ce choix soit celle de la définition d’un homme de droite.

Edouard Philippe est en effet membre du parti dit de droite, au même titre que Fillon, Wauquiez, Mariani, au même titre aussi que Jean-Pierre Raffarin, Nathalie Kosciusko-Morizet et Alain Juppé, son mentor qu’il avait secondé lors de la création de l’UMP en 2002. Or, la vie politique de M. Philippe a commencé à gauche, dans cette tendance que l’on appela un temps la « deuxième gauche », incarnée par Michel Rocard (…) Rocard influença fortement ce jeune militant et « conditionna son intérêt pour la vie politique ». De cette gauche à coloration « sociale-démocrate » à la « droite » d’Alain Juppé, il s’écoula moins d’une décennie durant laquelle Edouard Philippe acheva l’ENA dans la botte (après en avoir préparé le concours d’entrée en compagnie de Jérôme Guedj, actuellement député PS de l’Essonne, dans les bureaux du sénateur Jean-Luc Mélenchon…).

Est-ce donc que de jeune homme de gauche, Edouard Philippe soit devenu un homme de droite ? Ou est-ce alors

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Erwann Binet, le rapporteur de la loi Taubira, a peur de ne pas être réélu

C_7nsDoXoAAWOf2.jpg-largeCandidat à sa succession dans la 8e circonscription de l’Isère, Erwann Binet, investi par le PS, affrontera Caroline Abadie qui se présente sous l’étiquette La République En Marche !…

Autant dire que ce n'est pas gagné. Alors le député rapporteur de la loi dénaturant le mariage a diffusé une affiche sur laquelle on le voit en compagnie d'Emmanuel Macron… Les deux hommes se serrent la main, sourire aux lèvres. L’affiche porte d’autant plus à confusion que le logo du Parti socialiste n’y figure pasPour Erwann Binet, cette image ne pose pas de problème car elle ne constitue pas son affiche de campagne officielle. 

Il s’était rapproché du candidat d’En Marche ! vers la mi-mars. S'il peut être battu dans ce scrutin, ce ne sera pas une perte politique.

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Florian Philippot serait-il seul et isolé au sein du FN ?

De nombreux cadres et élus du FN ont critiqué la création par Florian Philippot de son association "Les Patriotes" qui ressemble à la création d'un courant au sein du FN, ce que Marine Le Pen a toujours refusé :

"Un certain nombre d'élus frontistes, dont Louis Aliot et deux patrons de groupes FN dans des conseils régionaux, ainsi que plusieurs responsables départementaux, conseillers régionaux ou candidats aux législatives, ont critiqué mercredi le lancement par Florian Philippot de "Les Patriotes", association "dans le FN".

"Je n'adhère pas à l'association Les Patriotes. Je reste à 100% au FN, avec Marine Le Pen", a tweeté Gilles Lebreton, eurodéputé FN et tête de liste frontiste en 2014 dans la grande circonscription Ouest. Dans l'après-midi, ce message avait été retweeté une centaine de fois, notamment par Louis Aliot, vice-président du FN et compagnon de Marine Le Pen, ou par Gilles Pennelle, patron du FN au Conseil régional de Bretagne. 

Plusieurs responsables FN départementaux (Morbihan, Seine-Maritime, Finistère) ainsi que des candidats aux législatives ou conseillers régionaux, comme Antoine Mellies et Agnès Marion (Rhône), Jean-Claude Blanchard (Loire-Atlantique), Isabelle Surply (Loire), Denis Franceskin (Français de l'étranger), Gaétan Marzo (Val-de-Marne), Gérard de Mellon (Bretagne), Julien Masson, Justine Dieulafait, Philippe Miailhes et Emeric Salmon (Ille-et-Vilaine) ont aussi rediffusé ce message.

"Pourquoi créer une structure supplémentaire ?". "Le débat est toujours préférable au chantage" a aussi tweeté Jean-Marc de Lacoste-Lareymondie, ancien patron du FN en Charente-Maritime et membre du bureau politique du parti (…)

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Etienne Lahyre : « Marine Le Pen et le FN doivent tirer les conséquences et sacrifier leurs intérêts à celui de la Nation »

Analyse des résultats obtenus par Marine Le Pen par Étienne Lahyre, haut-fonctionnaire et ancien élève de l'ENA, pour le site Polémia. Analyse qui n'est pas sans rappeler le débat de fond qui avait déjà animé la droite nationale fin 1998-début 1999 avec la scission de Bruno Mégret. Extraits :

7782929546_l-annonce-des-resultats-du-premier-tour-de-la-presidentielle-2002"Après chaque épreuve, chaque défaite, chaque trahison, Jean-Marie Le Pen chantait. Invariablement. Pour faire bonne figure ; pour se donner du courage, ou pour remotiver les troupes hagardes, c’était selon (…) Le soir du 7 mai 2017, Marine Le Pen dansait. Sa défaite était consommée. Et la présidente du FN en était presque soulagée (…) Jean-Marie Le Pen affichait un visage renfrogné le soir du 21 avril 2002, quand les militants euphoriques voyaient en sa qualification pour le second tour de l’élection présidentielle la concrétisation de leurs efforts et de leur dévouement ; et ce 7 mai, alors qu’elle obtenait 10 millions de voix de moins que son adversaire et que l’espoir de la voir un jour accéder à la présidence avait quitté les plus candides, c’est la mine goguenarde de Marine Le Pen que les militants frontistes abattus durent supporter. Le calice jusqu’à la lie (…)

C’est un immense sentiment de gêne, voire de honte nationale qu’ont éprouvé les patriotes à l’issue de la performance indigente de leur candidate. Et un sentiment d’abattement à l’annonce des résultats du second tour, tant ceux-ci donnent peu de motifs de satisfaction et d’espoir.

« L’ennemi, c’est celui qui vous hait et veut

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