Archives quotidiennes :

La question culturelle et identitaire s’est invitée au cœur des stratégies électorales

Le géographe Christophe Guilluy analyse le second tour d'une élection présidentielle qui, selon lui, confirme que la mondialisation ou l'immigration sont devenues les vrais sujets de clivage au-delà de la droite ou de la gauche.

Que nous apprend la carte du vote du premier tour de la présidentielle ?

Il y a une confirmation du mouvement entamé ces dix dernières années avec une forte poussée du FN dans les périphéries. Quelle que soit la région, la dynamique est là. Pour le second tour, ces périphéries devraient logiquement donner de forts scores à Marine Le Pen, alors qu'Emmanuel Macron sera vainqueur dans les centres urbains. Évidemment, ces constatations n'effacent pas la géographie traditionnelle, à savoir l'Est plutôt à droite, l'Ouest à gauche. Mais le fond du décor est en train de s'estomper peu à peu.

L'analyse qui oppose un vote des villes à un vote des campagnes est-elle pertinente ?

Elle est imprécise. Le clivage sépare ceux qui bénéficient de la mondialisation de ceux qui en pâtissent. Il est à la fois géographique et social. Que ce soit aux États-Unis, en Suède, au Danemark, aux Pays-Bas ou en Autriche, les territoires s'adaptent toujours de la même façon au modèle économique mondialisé : les métropoles deviennent de nouvelles citadelles, un monde fermé auquel on ne peut accéder sans ticket d'entrée. Impossible pour les classes populaires d'y acheter leur logement, compliqué d'y louer, à moins d'habiter dans des quartiers de logements sociaux. On nous explique que la révolution numérique efface les différences entre New York et le

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Emmanuel Macron, vecteur de l’islamisme et des frères musulmans ?

Intéressante présentation par un franco-marocain des agitateurs musulmans très entristes qui entourent le candidat de l'oligarchie. L'un des risques majeurs, non présenté ici mais qui nous semble essentiel, et de nature à mobiliser ceux de notre entourage qui voudraient voter blanc, ou pire (si, si, il y en a, nous avons discuté avec l'un d'eux pas plus tard qu'hier, un ardent participant aux manifs de 2013!), est selon nous la probabilité non négligeable que le fils d'Hollande légifère sur le vote des émigrés dans les 5 ans, ce qui nous condamne alors à la défaite électorale permanente par putsch démographique.

Il conclue par les considérations suivantes.

Que faire le 7 mai ?

J’entends depuis l’annonce des résultats du premier tour des injonctions par-ci, des insultes par-là. Je n’ai jamais vu une telle violence dans les propos, à la veille d’une élection majeure. Comme si le bien était d’un côté et le mal de l’autre. Une binarité simpliste qui n’augure rien de bon pour l’avenir du débat contradictoire et complexe dans une société, la nôtre, demeurant déboussolée par des crises économiques, sociales, identitaires doublées de menaces réelles de toutes ces violences islamistes qui surgissent, ici où là, causant la mort et condamnant la République à être en état d’urgence. Comme si, après une campagne électorale calamiteuse, Emmanuel Macron était de facto «le» candidat légitime pour présider la France, durant les cinq prochaines années.

Ses électeurs, respectables et respectés, constatant son relatif modeste score au premier tour d’une

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Lettre ouverte d’un prêtre diocésain à Mgr Blaquart

Nous publions volontiers cette lettre d'un prêtre, certes anonyme mais nous en garantissons l'authenticité :

A Monseigneur Jacques Blaquart,

Capture-d’écran-2015-01-09-à-00.34.31-300x300C'est un prêtre profondément blessé qui vous écrit (et qui pourrait le faire pour bien d'autres interventions d'Evêques malheureusement), et je n'emploie pas ce terme pour faire pleurer dans les chaumières. Evêque catholique, Successeur des Apôtres, vous avez outrepassé votre mission au travers de l'interview que vous avez donné concernant les élections et que je découvre avec effarement sur internet, redifusé sur le site du Diocèse d'Angoulême, votre Diocèse d'origine, comme s'il s'agissait de la parole du Pape. Je devine que si j'avais dit 1/10e de ce que vous avez dit mais en faveur de Madame Le Pen, mon Evêque m'aurait aussitôt mis au pilori. Et vous, vous pouvez asséner vos propos sans problème, blesser de nombreux catholique mais aussi non croyants par des paroles légères où le «moi je» répété plusieurs fois n'est pas digne du Pasteur d'un Diocèse, qui plus est au moment où ce Diocèse célèbre Sainte Jeanne d'Arc comme je le constate sur votre site, et dont il semble que vous ayez oublié la devise: «Dieu premier servi».

Tout d'abord vous vous appuyez sur l'expression «Non possumus» de nos frères martyrs des premiers siècles pour asseoir votre argumentation. Monseigneur c'est grave et injuriant pour tous ces martyrs et montre que, malheureusement, et avec tout le respect que je vous dois, vous n'avez pas encore l'étoffe de ces martyrs. Ils ont versé leur sang pour le Christ, seul

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Macron a le visage de cette Europe libérale et égoïste dont les Français ne veulent pourtant pas…

De Stéphane Audeguy dans La Croix :

"(…) Comme en 2002, on va nous répéter que les deux candidats ne se valent pas. Nous voterons probablement non pas pour M. Macron, mais contre la xénophobie, contre une certaine bêtise, et pour la démocratie.

J’arrête ici le « nous » : si c’est une infamie d’ignorer leur existence, il y a une indignité à parler pour les autres. Pour moi, tout est facile, puisque j’ai un métier valorisant, de bonnes conditions de travail, des conditions de vie plaisantes. J’irai voter. Mais pour toute une France sinistrée, sera-ce aussi aisé ? Personne ne parle plus de classes sociales : mais enfin, qui ne voit que l’électorat de Mme Le Pen ne vit pas dans le même monde que celui de M. Macron ?

Pour la première fois, un parti d’extrême droite peut véritablement accéder à la présidence de la République. Il ne suffit pas d’appeler à voter pour le candidat qui se présente comme démocrate, et qui, comme « Marine », navigue à vue, sans autre boussole que sa petite personne. La France de Macron, on la connaît : c’est celle qui a voté pour ce traité européen que jadis les Français, dans leur majorité, refusaient ; et qu’on leur imposa !

Je me rappelle avoir été invité, le soir du « non », chez de bons bourgeois libéraux (aux deux sens du terme). Je me souviens de leur colère arrogante contre tous ces pauvres qui votaient si mal, qui ne

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Macron, sauveur de l’économie ?

Images-4Un grand nombre d’« économistes » présente le duel Marine-Macron sous l’angle suivant : nous aurions le choix entre sauter dans l’inconnu ou le chaos avec Marine, ou poursuivre le redressement enclenché par Macron.

Il importe donc de se poser une question simple : Macron a-t-il une vraie compétence pour résoudre les difficultés considérables auxquelles est confrontée la France, tant sur le plan macro-économique que sur le plan micro-économique ?

Commençons par les compétences macro-économique du candidat, en rappelant préalablement sa fonction de principal décideur économique du quinquennat Hollande, puisqu’il fut :

  • du 15 mai 2012 au 15 juillet 2014, Secrétaire général de l’Élysée, responsable du pôle « Économie et Finance »,     
  • et du 26 août 2014 au 30 août 2016, ministre de l’Économie et des Finances.      

Concernant la direction économique générale de notre pays, les résultats obtenus par Macron s’apparentent à une Bérézina ou à un Waterloo, comme on voudra, puisque :

  • la dette publique a continué d’enfler de façon démesurée, en passant de 1800 milliards à 2200 milliards d’euros, traduisant la folie dépensière de l’Etat,
  • le nombre de chômeurs toutes catégories s’est considérablement accru, passant de 5 millions à 6,2 millions, révélant l’extrême précarité de l’emploi en France,
  • le déficit commercial est resté lourdement déficitaire, de près de 50 milliards d’euros en 2016, montrant que la maison France n’est plus compétitive,
  • la croissance est restée à un très bas niveau, de l’ordre de 1% par an, signifiant que la France ne produit pas suffisamment pour se développer normalement,
  • les caisses sociales restent très lourdement déficitaires : l’assistanat improductif

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Lettre ouverte aux catholiques perplexes : « L’enjeu de cette présidentielle est un enjeu de civilisation »

Bruno Gollnisch, député européen, membre du bureau politique du FN et Pascal Gannat, président du groupe FN au conseil régional Pays-de-la-Loire et membre du bureau politique du FN, tous deux catholiques pratiquants, publient aujourd'hui cette lettre ouverte destinée aux catholiques :

"À la veille de cette échéance décisive pour l’avenir de notre pays, vous vous interrogez peut-être encore. Au-delà de sa personne, vous n’avez pas de sympathie particulière pour le programme de Monsieur Macron, ni pour l’action passée de ceux qui le soutiennent aujourd’hui, mais vous hésitez à voter pour sa concurrente.

57277007c361888e638b45bcPeut-être êtes-vous de ceux qui avez cru, en votant pour François Fillon, soutenir des convictions plus proche des vôtres, bien qu’en matière de défense de la vie il se fût empressé de dire que ses convictions personnelles n’auraient aucune conséquence sur son action politique, et d’ailleurs n’en avaient jamais eu. Aujourd’hui les masques sont tombés ; l’intéressé déclare à qui veut l’entendre que la principale cause de son échec est le soutien que lui a apporté « Sens Commun », cette frange de catholiques courageux qui pourtant l’avaient soutenu jusqu’au bout et qui en dépit de la publicité faite sur les faiblesses du personnage, ne l’avaient pas abandonné au milieu du gué, contrairement à ses amis politiques les plus proches, et avaient permis, lors de la grande manifestation du Trocadéro, de maintenir une candidature bien compromise. Dans ces conditions, vous n’êtes évidemment pas tenu, bien au contraire, de le suivre dans un ralliement

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Pilate et Judas : quel électeur êtes-vous ?

De François Billot de Lochner :

Toute personne objective ne peut que constater que la France est à la croisée des chemins, et que le vote du 7 mai prochain représente un enjeu de civilisation, entre :

  • l’accélération de la mise en place d’une France multiculturelle déstructurée en profondeur, et autoritairement agglomérée à une Union européenne anti-démocratique,
  • ou le retour d’une France souveraine, maîtresse de son destin, résorbant peu à peu les désastres politiques, économiques, sociaux, moraux et culturels du demi-siècle passé.

Nous sommes dans la situation de la fin du mois d’août 1939. À cette époque, une grande partie des Français bronzait sur les plages de l’Atlantique ou de la Méditerranée : tout allait très bien. Seuls les authentiques résistants de la première heure criaient dans le désert. Quelques jours plus tard, la guerre était partout, et la France allait partir en lambeaux.

Aujourd’hui, les forces non démocratiques du système politico-médiatique de gauche s’apprêtent à envahir tout l’espace français, en employant les moyens les plus inadmissibles pour faire élire leur nouvelle idole, le dieu Macron. Pour ne pas se retrouver comme en septembre 1939, la résistance du peuple de droite n’est plus une option, mais un impératif. Et pourtant…

Il semble que Ponce Pilate soit plus que jamais présent dans les esprits de nombreux responsables de la société civile, notamment catholiques. Les déclarations étranges se succèdent, et sont objectivement catastrophiques. Pour les uns, aucune nécessité d’éclairer sur le vote de dimanche prochain, considéré comme un épiphénomène peu intéressant

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Alain Dumait votera Marine Le Pen

Alain Dumait, ancien maire UDF du 2e arrondissement de Paris (sous Chirac) et ancien président de Contribuables Associés, annonce dans Les 4 Vérités, qu'il votera Marine Le Pen :

Unknown-3"François Fillon – pour qui j’ai voté le 23 avril – a été la victime d’une machination, ourdie au sommet de l’État. Sans doute ce candidat, bénéficiaire du rejet de Nicolas Sarkozy et d’Alain Juppé, avait­ il ses faiblesses. La plus grave est d’ailleurs apparue dans son «ralliement» précipité à Emmanuel Macron. De toute façon, les électeurs, orphelins de leur candidat éliminé au premier tour, sont libres de leur vote au deuxième tour. (Une exception existe: quand la patrie est en danger. Le funeste désistement du candidat de la droite tend donc à accréditer l’existence d’un danger « fasciste », qui, depuis 30 ans, entretient un fantasme qui ne profite qu’à la gauche,et installe un climat de guerre civile que rien ne justifie).

C’est pourquoi, pour ma part, je ne voterai certainement pas pour Emmanuel Macron. Marine Le Pen, en s’alliant avec Nicolas Dupont­-Aignan, élargit sensiblement sa base électorale. Leur programme commun devient plus raisonnable, tout en étant très ferme sur le contrôle de nos frontières et de l’immigration. Pour autant, leurs propositions économiques ne sont pas toutes convaincantes. Ils minimisent le danger de la dette publique en période de hausse des taux. Ils n’affichent pas clairement la nécessaire lutte contre le socialisme et pour la réduction de la sphère publique. Ils approuvent la mise en œuvre des bases de la démocratie

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