Archives quotidiennes :

La Confession : une adaptation libre et non un « remake »…

Mercredi sort le film La Confession. Critique de Bruno de Seguins Pazzis pour les lecteurs du Salon Beige :

1945, dans une petite ville française sous l’occupation allemande. L’arrivée d’un nouveau prêtre suscite l’intérêt de toutes les femmes dont les maris sont à la guerre ou morts à la guerre… Barny, jeune femme communiste, athée et dont le mari est prisonnier, ne saurait cependant être plus indifférente. Poussée par la curiosité, la jeune sceptique se rend à l’église dans le but de défier cet abbé : Léon Morin. Habituellement si sûre d’elle, Barny va pourtant être déstabilisée par ce jeune prêtre, aussi séduisant qu’intelligent. Intriguée, elle se prend au jeu de leurs échanges, au point de remettre en question ses certitudes les plus profondes. Barny ne succomberait-elle pas au charme du jeune prêtre ? Avec : Romain Duris (L’abbé Léon Morin), Marine Vacht (Barny), Anne Le Ny (Christine Sangredin), Solène Rigot (Marion Lamiral), Amandine Dewasmes (Daniele Fouchet), Lucie Debay (Sabine), Charlie Lefebvre (France), Lucas Tavernier (capitaine Lommel), Marie-Jeanne Maldague (Barny vieille). Scénario : Nicolas Boukhrief, d'après le roman de Béatrix Beck. Directeur de la photographie : Manuel Dacosse. Musique : Nicolas Errèra.

Récompense : Prix d’interprétation féminine pour Marine Vacht au Festival de Sarlat (2016)

Sans titre

En 1952, Beatrix Beck, dernière secrétaire d’André Gide obtient le prix Goncourt pour son roman « Léon Morin, prêtre ». En 1961, Jean-Pierre Melville adapte le roman au cinéma avec Jean-Paul Belmondo dans le rôle de l’abbé Léon Morin et Emmanuelle Riva dans celui de Barny, la jeune veuve communiste. Pour être exhaustif, il convient aussi de mentionner le téléfilm réalisé par Pierre Boutron en 1991. Il

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Si les opposants à Poutine subissaient ce que vit Fillon, nos médias s’indigneraient

Concernant les affaires judiciaires subies actuellement par Marine Le Pen et François Fillon, Jean-Yves Le Gallou déclare dans Minute :

Capture d’écran 2017-03-07 à 18.14.01"Pour apprécier la situation, il faut faire un effort d’imagination et se télétransporter. Imaginons qu’il y ait une élection présidentielle en Russie et que, tous les deux jours, l’un des deux principaux candidats d’opposition, ou les deux, soit perquisitionné, convoqué chez les juges, mis en examen ou que ses proches se trouvent dans cette situation. Evidemment, l’ensemble des médias mondiaux, les médias français au premier chef, crierait à l’atteinte à la démocratie. Sauf que ce que je viens de décrire ne se passe pas – et ne s’est pas passé – dans la Russie de Vladimir Poutine mais se déroule actuellement dans la France de François Hollande…

La séparation des pouvoirs exige que le pouvoir judiciaire reste dans son lit et qu’en tout cas, en période électorale, il fasse preuve d’un minium de retenue. Or ce n’est pas du tout à cela qu’on assiste mais, au contraire, à un véritable séquençage des opérations judiciaires en fonction du calendrier électoral et de l’intérêt de la presse pour une « feuilletonnisation » des supposées « affaires » Fillon et Le Pen. En polluant délibérément la campagne électorale, les juges commettent une forfaiture. […]

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« Dommages collatéraux »: vers la fin de l’angélisme occidental ?

Intéressante analyse de Caroline Galacteros, polémologue, géopoliticienne et colonel de réserve, qui revient dans les pages son blog revient sur les biais d'analyse de "nos" medias et de "nos" "experts" quand il s'agit de rendre compte des actions de la coalition dirigée par les Etats-Unis d'une part, de celle appuyant le gouvernement syrien d'autre part. Extraits.

"Telle est la réalité que l’on n’a pas voulu voir et que l’on continue à taire : Il n’y a pas que les Soukhoï, les Migoyan-Gourevitch ou les lance-roquettes multiples Grad fabriqués en Russie qui tuent des innocents. Nos chasseurs-bombardiers Rafale ou nos pièces d’artillerie Caesar de 155 mm qui viennent en soutien de l’infanterie irakienne peuvent aussi faire des morts. La question n’est pas vainement polémique mais fondamentalement politique. Nous devons prendre conscience que la guerre ne peut être une virtualité mise à distance par la technologie. Elle ne peut se faire sur un champ de bataille stérilisé comme la table d’opération d’un chirurgien. La guerre n’est pas qu’un phénomène militaire. Elle s’inscrit dans un contexte politique, économique, social et culturel et en vérité éminemment humain, que l’on ne peut balayer d’un revers de la main, et finalement, nous entretenons avec la guerre une proximité bien plus grande que nous ne voulons le reconnaître. Le monde du 21e siècle n’est pas celui de la fin de la guerre (pas plus que celui d’une “fin de l’Histoire” d’ailleurs). La guerre n’est pas un résidu, une survivance que l’on aurait réussi à

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18 mars : Marche de saint Joseph à Paris

Capture d’écran 2017-03-07 à 07.03.49Le samedi 18 mars 2017, pour la 7e année consécutive, des milliers d’hommes catholiques se rassembleront à Paris à l’occasion de la fête de la Saint Joseph. Dès l’aube, du parvis de leur paroisse ou du préau des écoles de leurs enfants, ils chemineront dans les rues de la capitale, en petits groupes, pour échanger ensemble sur leurs vocations d’hommes, d’époux et de père, autour du thème choisi, inspiré par Sainte Thérèse de Lisieux : « Aimer c’est tout donner ».

Les pèlerins convergeront en début d’après-midi vers le parvis de la cathédrale Notre Dame de Paris. Monseigneur Eric de Moulins-Beaufort, évêque auxiliaire, présidera la messe de la solennité de la Saint Joseph à partir de 14h30. Pour la première fois, une ostension de la sainte couronne d’épines du Christ sera proposée aux pèlerins.

Ils se rendront ensuite en l’église Saint Sulpice à 17h00 afin d’écouter une conférence du philosophe Fabrice Hadjadj, consacrée au don de soi dans la vie conjugale.

Puis, c’est en procession dans les rues de Paris qu’ils gagneront à 19h30 l’église Sainte Eustache pour un dîner partagé qui sera suivi d’une veillée de prière à laquelle s’associeront les familles des pèlerins ainsi que les nombreux prêtres mobilisés pour les confessions.

La Marche de Saint Joseph est organisée tous les ans par l’association du même nom, animée par des hommes laïcs catholiques. L’évènement est soutenu par le Diocèse de Paris. Son accompagnement spirituel est confié au Père Jean-Philippe Fabre, professeur au Collège des Bernardins.

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C’est arrivé un 8 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 8 mars 1118 : élection de l'antipape Grégoire VIII.

Moine Français de Cluny, il est poussé par Henri V, empereur du St empire, à devenir pape car l'élection de Gélase II lui déplaît. L'empereur n'y trouvant pas son compte, lui retire bientôt son soutien. Grégoire finit enfermé dans un monastère à partir de 1121.

  • le 8 mars 1144 : mort du pape Célestin II.
  • le 8 mars 1729 : Gilles Hocquart est nommé intendant de la Nouvelle-France.

 

Gilles Hocquart, intendant de la justice, police et finances au Canada, Acadie, Île de Terre-Neuve et autres pays de la France septentrionale

Gilles Hocquart (1694-1783) devient intendant de la Nouvelle-France en 1729, et ce jusqu'en 1748. Il développe la colonie sur les plans économique, commercial et administratif. Les exportations se développent ainsi que la production agricole et navale. Il est également reconnu pour ses qualités humaines. Il a été certainement un des meilleurs intendants de toute l'histoire de la Nouvelle France.

  • le 8 mars 1759 : les privilèges de L'encyclopédie sont supprimés.

Un Arrêt du Conseil du Roi révoque les privilèges de L'encyclopédie. Le livre ne peut plus être imprimé; le Conseil ordonne par ailleurs sa destructionsa destruction par le feu. Les manuscrits conservés par Diderot sont saisis, mais Malesherbes les cache chez lui. Le Parlement de Paris l'enregistre aussitôt et condamne ainsi pour la seconde fois

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